Réconfort, proximité et renforcement du sentiment de confiance en soi et en la vie

Le portage répond à un besoin physiologique de proximité et de sécurité affective présent chez tous les bébés. Les bébés portés dorment mieux, pleurent beaucoup moins et souffrent moins de coliques. En répondant au besoin essentiel qu’a le bébé d’être porté, on l’aide à développer une certaine confiance en la vie. L’une des premières raisons qui pousse un enfant à pleurer, c’est l’inquiétude et le sentiment d’insécurité. Il a besoin de la présence de gens autour de lui. On lui permet de se détourner progressivement de son premier univers, la mère, vers un environnement vaste et complexe sans devoir quitter la sécurité que lui procure celle-ci. Le fait d’avoir bébé tout contre son corps lui permet de communiquer plus efficacement ses besoins. Celui-ci étant satisfait plus rapidement, il ne ressent donc pas le besoin de pleurer.
Une étude parue dans Pediatrics en 1986 a confirmé cette évidence. Chez les centaines d’enfants observés, le portage réduisait les pleurs et l’agitation de 43 % le jour et de 51 % la nuit. Le sommeil de l’enfant dans le porte-bébé est d’ailleurs très révélateur. Balancé par les mouvements du porteur, un enfant peut faire sa sieste au centre d’une foule d’activités sans même être réveillé.
Participation active avec l’environnement et stimulation sensorielle multipliée (en particulier le toucher)

Pour le bébé, être porter signifie aussi participer à la vie sociale et active de maman ou de papa. Cela veut dire une multiplication des images, des sons et des odeurs en participant à toutes les activités tout en étant sécurisé par le contact étroit avec le parent. Au lieu d’être laissé dans sa petite chaise ou sur un tapis d’éveil qui devient vite monotone, l’enfant peut bénéficier du plus bel apprentissage de son environnement qui soit et d’un riche éveil des sens. Cette participation active favorise son développement et l’acquisition de la confiance en soi. Recevoir des stimuli est essentiel au développement du bébé. À l’intérieur du porte-bébé, l’enfant peut sentir la peau, la voix et l’odeur du parent contre son corps, être bercé par le mouvement de son corps et bien percevoir son environnement. Comment peut-on encore douter que le portage est ce qu’il y a de mieux pour notre enfant?
Position confortable favorisant le bon développement de sa colonne vertébrale et de ses hanches
Le bébé doit être positionné de sorte que ses jambes soient bien écartées et ses genoux surélevés par rapport aux fesses, le bassin bien basculé vers l’avant, dans une position dite « grenouille ». Pour ce faire, vous pouvez soulever doucement ses genoux et ses pieds vers le haut et glisser l’écharpe complètement sous ses genoux. L’enfant dont le dos est bien positionné n’a pas besoin d’avoir la tête complètement recouverte. Même un nouveau-né bien soutenu au niveau du bassin sera stimulé de sorte à renforcer la musculation de son cou et de ses épaules. On recouvrira alors sa tête au plus jusqu’aux oreilles. Cette position favorise un bon alignement des vertèbres du dos et en préserve la courbure naturelle. Elle permet aussi le développement harmonieux du bassin et des hanches. En répartissant bien les points d’appui sous les genoux, on empêche qu’il y ait trop de tension dans l’aine et sur les parties génitales. On favorise aussi une meilleure circulation sanguine dans les jambes. L’enfant plus âgé qui se tient bien en position assise peut avoir les bras complètement sortis de l’écharpe. La position écartée des jambes contribuerait à la prévention des problèmes de dysplasie de la hanche et favoriserait leur guérison. En Allemagne, où l’utilisation de l’écharpe a commencé au début des années 70, plusieurs spécialistes ont étudié le portage comme un moyen thérapeutique. On a même observé que l’on retrouve plus de problèmes de hanche dans les sociétés où l’on transporte les enfants poussette par rapport à celles où les enfants sont portés en position grenouille une grande partie de la journée. Le portage, en particulier sur la hanche où l’écartement des hanches est optimal, serait donc une solution de remplacement avantageuse au traitement avec une orthèse de positionnement.
Diminution des risques de développer une plagiocéphalie postérieure (tête plate)

Depuis que les recommandations pour coucher les bébés sur le dos sont en vigueur pour réduire les risques de mort subite du nourrisson, on a vu apparaître un nouveau problème : la déformation du crâne, appelée plagiocéphalie, par un aplatissement de la partie postérieure. Le siège d’auto portatif pour bébé est pratique lorsqu’on ne veut pas déranger le bébé qui dort ou prendre le temps de le retirer de son siège, mais cette pratique croissante n’aide en rien pour prévenir cette déformation. Plusieurs recommandations ont été émises afin de réduire ce problème. Changer la position du bébé dans le lit et le coucher sur le ventre le jour sous haute surveillance en sont des exemples. Pourtant, qu’on se le dise, les bébés portés n’ont pas la tête plate. Lorsqu’on les porte le plus possible, ils ne restent pas de longues heures appuyés sur leur tête en position couchée.
Accroissement des chances de survie des bébés prématurés
Le portage en néonatalogie a fait ses preuves depuis longtemps. On appelle ce portage la « méthode kangourou ». Globalement, l’utilité du portage n’est pas encore totalement comprise, mais ses effets sont très positifs sur l’enfant et même sur la mère. Le contact étroit avec le nouveau-né comme pour un enfant né à terme favorise beaucoup le lien parent-enfant, ce qui est particulièrement important lorsque le bébé reçoit des soins médicaux qui tendent à déshumaniser les contacts avec le monde qui l’entoure. Plusieurs avantages médicaux sont aussi décrits. En voici quelques exemples : la verticalisation dans l’écharpe aide le développement musculaire par l’adaptation à la pesanteur et libère les points de pression propre à la position couchée. Le portage favorise le développement des sens du toucher, de l’odorat, de l’ouïe et de la vue. Le fait d’avoir les mains plus près de la bouche contre son corps permet au bébé de les porter à sa bouche et donc de s’apaiser et de goûter.